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Voiture : l'éthylotest anti-démarrage, pour ou contre ?

Un jeune homme au volant de sa voiture souffle dans un éthylotest anti-démarrage

L'éthylotest anti-démarrage (EAD) est de plus en plus présent dans les débats sur la sécurité routière. Après avoir fait ses preuves à l’étranger, il est obligatoire dans tous les autocars français depuis 2015. À quand sa généralisation aux voitures de particuliers ?

Un, deux, trois... Soufflez !

Pour lutter contre les accidents routiers dus à la consommation d’alcool, les autocars sont aujourd’hui équipés d’un éthylotest anti-démarrage (EAD). Le conducteur souffle « dans le ballon » relié au moteur et si le taux d’alcoolémie s’avère supérieur à la limite autorisée, l’EAD empêche le démarrage du véhicule.

Le système se veut avant tout dissuasif : en cas d’urgence, les conducteurs disposent toujours d’une clé ou d’un code permettant de démarrer le véhicule manuellement. Ce système, éprouvé en Suède, aux États-Unis, en Australie et au Canada, a largement fait ses preuves. Au Québec, après sa mise en place en 1997, les récidives ont chuté de 80 % !

En France l'éthylostest anti-démarrage est expérimenté dans 3 départements (la Drôme, la Marne et le Nord) auprès d'automobilistes ayant été condamnés pour ivresse au volant. Ce test va durer 2 ans. L'éthylotest anti-démarrage pourrait ensuite être généralisé à toute la France. Comptez tout de même 1 000 € pour l’achat du matériel et son installation !

Alors, pour ou contre ? Nous avons recueillis vos réactions à la sortie de vos véhicules. Micro-trottoir ! 

Ils sont contre l'éthylotest anti-démarrage

« Je doute de l’efficacité de tout ça. Il y a forcément une manière de contourner le système et je pense qu’obliger les gens les poussera à trouver des parades. »

- Erwann, 33 ans, Asnières-sur-Seine

« Je déteste le principe d'infantilisation : on est faillible, c'est vrai, et c'est parfois dramatique, mais on est adulte. On a gagné le droit - et le devoir - de prendre nos décisions comme des grands. »

- Arthur, 56 ans, Paris 20e

« Ce qui me gêne c'est l'automatisation de tout. Je ne voudrais pas acheter une voiture qui prend les décisions à ma place. »

- Ghislaine, 62 ans, Bobigny

« Je trouve ça dommage, ce flicage permanent des gens. On les infantilise complètement alors que le risque zéro n'existe pas. Je préfèrerais que l’on fasse prendre aux gens leurs responsabilités et la conscience du danger ! »

- Louis, 29 ans, Paris 14e

Plutôt pour, mais... 

« Je suis totalement pour sur le principe, mais le coût me gêne, c’est un peu la double peine. Et puis pourquoi ne l’imposer qu’aux personnes qui ont déjà été contrôlées ? Les personnes qui ont eu la chance de ne pas être prises n’en sont pas moins dangereuses... En fait, il faudra le rendre obligatoire sur toutes les voitures neuves, pour tous les constructeurs, tout simplement. »

- Laurent, 29 ans, Boulogne

Ils sont pour l'éthylotest obligatoire

« Si c’est prouvé que ça marche, je suis pour. C’est un peu comme la ceinture obligatoire, vous vous souvenez ? Au début tout le monde râlait, on criait à l’infantilisation… Aujourd’hui ça ne choque plus personne. Même si c’est parfois agaçant. »

- Philippe, 34 ans, Saint-Etienne

« Je suis pour mais le problème c’est le coût. Il faudrait que l’installation soit prise en charge par l’assurance, quitte à la refacturer ensuite mois par mois. »

- Guy-Laurent, 65 ans, Marseille

« Je trouve ça très bien. Aujourd’hui, à part un ami clairvoyant ou un peu de recul, rien ne vous prévient si vous n’êtes pas en état de conduire. »

- Pierre-Marie, 50 ans, Paris 18e

« Je suis absolument pour ! Mes amis prendraient conscience qu'ils sont dangereux. Personnellement, j'ai une tolérance zéro avec l’alcool quand je conduis : j'ai trop peur. Et même s’il m’arrivait de boire un peu, j'aimerais savoir où j’en suis. »

Line, 26 ans, Paris 19e