Assurance pour la conduite accompagnée : les 4 points à connaître

Un jeune en conduite accompagnée au volant

La conduite accompagnée présente de nombreux avantages pour les jeunes qui apprennent à conduire. Quelles conséquences en matière d’assurance pendant cette période ? Voici les points essentiels.

Le dispositif de conduite accompagnée permet à un jeune à partir de 15 ans d’acquérir une expérience de la conduite avec un proche. Pas question cependant de prendre le volant du jour au lendemain… L’apprenti doit avoir déjà réalisé son initiation en auto-école, c’est-à-dire :

  • réussi l’épreuve théorique du permis (le Code de la route) ;
  • suivi au moins 20 heures de formation pratique à la conduite avec un moniteur d’auto-école. 

#1. Il faut un accompagnateur

Pour parcourir les 3 000 kms requis par le dispositif de conduite accompagnée, l’apprenti conducteur ne monte pas avec n’importe qui ! Il lui faut un « accompagnateur » pendant cette période. Père, mère, grand-père, grand frère… Celui-ci doit remplir certaines conditions :

  • il doit être titulaire du permis B depuis au moins 5 ans,
  • il doit demander l’accord de son assureur auto (s’il est le propriétaire de la voiture utilisée).

#2. L’accompagnateur doit demander une extension de garantie

Le jeune va prendre le volant mais comment est-il assuré ? Quelle assurance pendant la conduite accompagnée ? C’est à son accompagnateur, généralement propriétaire de la voiture utilisée, de demander une extension de garantie de son assurance auto. Avec celle-ci, le jeune conducteur est couvert au même titre que le conducteur principal. Ce dernier n’a pas à payer de surprime.

Attention, cette extension de garantie est une condition indispensable pour pouvoir mettre en place la conduite accompagnée. Cependant, elle n’est pas systématique et l’assureur peut la refuser :

- s’il estime que le risque est trop important ;

- si l’accompagnateur a été condamné pour des délits routiers graves (alcool au volant, refus d’obtempérer, conduite avec un permis suspendu ou annulé…).

Résilier un contrat auto avec la loi Hamon

Depuis le 1er janvier 2015, vous pouvez mettre un terme à votre contrat d’assurance auto à tout moment dès la fin de la première année d’engagement, sans pénalités ni frais. Il vous suffit pour cela de contacter le nouvel assureur que vous avez choisi qui procèdera à la résiliation pour votre compte, vous évitant ainsi un trou de garantie.

#3. La responsabilité est celle de l’accompagnateur

En cas d’accident ou d’infraction, la responsabilité est celle de l’accompagnateur/assuré, en tant que titulaire du contrat. C’est donc lui qui paiera les éventuelles contraventions ! Et c’est sur son permis de conduire que sont retirés des points, ou sur son contrat que l’assureur applique un malus. Enfin, en cas d’accident, il doit prendre en charge une partie des dommages, dans la limite d’une franchise « conducteur novice ».

#4. Le jeune conducteur bénéficie d’avantages pour une première assurance auto

Avec la conduite accompagnée, le jeune conducteur a roulé au minimum 3 000 kms. Fort de cette expérience, il est considéré comme moins dangereux sur la route ! Il profite donc de conditions tarifaires avantageuses pour sa première assurance auto, par exemple :

  • la surprime appliquée normalement aux conducteurs novices est réduite,
  • la 2e année, elle diminue encore si le conducteur n’a pas eu d’accident responsable,
  • après 2 ans, elle disparaît.

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Cet article a été rédigé en septembre 2016.

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