Expatriation : vous suivez votre conjoint à l’étranger

Vous suivez votre conjoint en expatriation à l’étranger. Comment faire si vous travaillez : trouver un emploi là-bas, démissionner, poser un congé ?
Tour d’horizon des différentes possibilités.

Travailler à l’étranger

Dans l’Union européenne, vous avez le droit de travailler librement. En revanche, dans certains pays comme les Etats-Unis, il est nécessaire d’obtenir un visa et un permis de travail pour pouvoir signer un contrat de travail. Pour cela, il vous faut être considéré comme conjoint : attention le Pacs et le concubinage ne sont pas reconnus à l’étranger. Renseignez-vous avant votre départ auprès du consulat de votre pays d’accueil et de Pôle Emploi International.

Démissionner pour suivre votre conjoint

Si vous démissionnez pour partir avec votre conjoint à l’étranger, il s’agit d’une « démission légitime » : elle vous donne droit à des allocations chômage à votre retour en France. Ce droit est maintenu pendant un délai de quatre ans à partir de la date de cessation de l’activité de votre conjoint en France. Vous devez cependant donner à Pôle Emploi la preuve de votre vie à deux en fournissant un bail ou une facture portant vos deux noms.


A votre retour en France, vous devrez transmettre à Pôle Emploi :

  • votre lettre de démission,
  • le contrat de travail ou les fiches de paye de votre conjoint attestant de son activité professionnelle à l’étranger,
  • une preuve de votre résidence commune à l’étranger.
A noter

Si vous partez dans un pays de l’Espace économique Européen ou la Suisse, vous pouvez bénéficier des allocations chômage pendant trois mois maximum dans votre pays d’accueil (vous percevrez le reste de vos droits à votre retour). Conditions : être inscrit à Pôle Emploi avant votre départ et avoir fourni le formulaire U2 aux services de l’emploi de votre pays d’accueil (dans les 7 jours suivant la date à laquelle vous cessez de relever de Pôle Emploi).

Demander un congé

Si vous ne souhaitez pas démissionner, vous avez la possibilité de demander un congé à votre entreprise. Vous ne toucherez aucune rémunération pendant cette période. Il en existe plusieurs types :

  • un congé sans solde, pour une durée de 1 à 5 ans ;
  • un congé sabbatique, d’une durée comprise entre 6 et 11 mois (si vous justifiez d’une ancienneté professionnelle de six ans dans l’entreprise) ;
  • un congé parental si vous avez un enfant de moins de 3 ans (et si vous avez au moins 1 an d’ancienneté dans l’entreprise).

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