Vivre sur une péniche : galère ou croisière tranquille ?
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Assurance habitation
Par AXA,  le 08/06/2017 3 minutes de lecture

Vivre sur une péniche : galère ou croisière tranquille ?

Nouveau bar tendance, hôtel ou scène pour meeting politique, la péniche a le vent en poupe. Mais le nec plus ultra reste encore d’en faire sa propriété flottante ! Pourtant, choisir de vivre dans une péniche ne coule pas de source. Avant de vivre au fil de l’eau, voici les bons côtés de la péniche… et les autres.

Fluctuat nec mergitur, littéralement

Encadré par une législation stricte, près de 2 500 péniches habitées flottent en France et les listes d’attentes ne désemplissent pas ! Il faut dire que les avantages sont nombreux : grande pièce à vivre, belle terrasse, clapotis apaisant du fleuve, un air de vacances toute l’année et le plaisir d’un lieu atypique… Tel est le tableau idyllique des propriétaires d’une habitation fluviale. Ces vaisseaux aménagés, chauffés et connectés offrent d’ailleurs des espaces bien moins étroits qu’il n’y paraît : une péniche Freyssinet (modèle standard en France), c’est 130 à 180m² habitables, sans compter le pont.

Quand la péniche devient pénible

Mais certains déçus voient aussi le verre et le lit de la rivière à moitié vide…

Car ce choix de vie implique aussi un tangage incessant, difficile à supporter dans les lieux de fort passage. Aux nuits agitées s’ajoutent les odeurs hétéroclites, l’inévitable humidité et son lot de moustiques agressifs. Sans oublier les regards des badauds et ceux des ragondins. Enfin, n’oublions jamais qu’en cas d’avarie, il faut avoir les réflexes affutés d’un vieux loup de fleuve, sous peine de dégâts des eaux.

Le prix du luxe, du calme et de la liberté

Évidemment, certains marins d’eau douce ne se décourageront pas pour si peu. Pour une maison qui flotte, il faut aujourd’hui compter a minima 100 000 € pour une péniche premier prix. Avec l’emplacement et la taille de la navette, les tarifs montent vite. À Paris, on trouvera peu de tout-inclus en dessous de 900 000 €.

L’heureux propriétaire devra ensuite s’acquitter des taxes foncières et d’habitation, ainsi que d’une redevance spécifique, la taxe fluviale, qui varie entre 100 et 900 € par mois selon l’emplacement.

 

Enfin, il ne faut pas oublier l’entretien qui pèse sur le budget des nouveaux matelots. Les réparations sont plus fréquentes et coûteuses que pour un bien immobilier standard et tous les 10 ans une révision complète nécessite une mise en cale qui coûte jusqu’à 15 000 €. L’assurance, non obligatoire, est donc fortement conseillée, pour qui ne veut pas voir ses rêves de rez-de-flots sombrer dans les lagunes.

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