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Cinéma : 5 tournages catastrophe pour un assureur !

Un réalisateur de cinéma en plein tournage d'un film

Le tapis rouge va bientôt être déroulé à Cannes. Un acteur essentiel, commun à tous les films, restera loin des spotlights : l’assureur. Car si tous les tournages connaissent des aléas, certains virent à la catastrophe. Retours sur 5 des pires cauchemars de réalisateurs… et d’assureurs !

#1. Apocalypse Now : le bien nommé

En mars 1976, le tournage d’Apocalypse Now débute aux Philippines. Francis Ford Coppola doit le tourner en 14 semaines. Il s’étalera sur 16 mois. Un Typhon ravage le décor, des tigres sauvages attaquent l’équipe technique qui est décimée par les maladies tropicales (et vénériennes, dit-on) et l’acteur principal est victime d’une crise cardiaque… Le réalisateur, qui réécrit constamment son script, doit terminer le film sur ses propres deniers. Il faudra attendre mai 1979 pour qu’Apocalypse Now soit projeté à Cannes dans une copie de travail provisoire… et y remporte la Palme d’Or !

#2. Lost In La Mancha : tellement cauchemardesque qu’on en tire un documentaire

En 2000, Terry Gilliams tourne son Don Quichotte. La saga de Cervantes semble maudite : quiconque s’attaque à son adaptation jette l’éponge. Et d’ailleurs, une inondation emporte le matériel tandis que le lieu de tournage s’avère situé sur un couloir aérien… Jean Rochefort, cavalier émérite, est hospitalisé en urgence d’une hernie discale. Les ennuis s’accumulent et les assureurs doivent se retirer. Deux ans plus tard sortira « Lost In La Mancha », un documentaire retraçant ce désastre.

#3. Cléopâtre : un désastre pharaonique

Le film sorti en 1963 commence mal son tournage : le premier réalisateur embauché démissionne rapidement pour sortir de ce guêpier. Il faut dire que le studio a installé les coûteux décors en Angleterre. Les figurants sensés trimer sous le soleil d’Egypte voit de la vapeur s’échapper de leur bouche dans le froid britannique. Elisabeth Taylor, Cléopâtre souvent court vêtue du film, tombe gravement malade et doit subir une trachéotomie d’urgence. Même une fois installée en Italie, la poisse continue : la plage louée pour le film est encore minée de la seconde guerre mondiale, tandis que les paparazzis harcèlent le duo star, devenu couple (non officiel) à la ville… La réalisation est tellement cauchemardesque que le réalisateur Joseph Mankiewicz refusera à vie d’évoquer le nom de ce film, l’appelant « le film dont je ne veux pas dire le titre » ou « la chose ».

#4. Waterworld : faire naufrage, être sauvé des eaux

L’eau n’est pas l’amie des cinéastes : l’humidité attaque les décors, grippe les machines et rend malade n’importe quel acteur… Des problèmes auxquels se sont confrontés James Cameron avec Titanic, Spielberg avec Les Dents de la Mer et surtout Kevin Costner avec Waterworld. Script réécrit constamment, problème de décompression d’un membre de l’équipe, piqûres de méduses, atoll créé de toute pièce englouti en plein tournage… Rien n’est épargné, pas même l’inévitable guerre entre l’acteur-producteur et le réalisateur. Le film devient le plus cher de l’histoire du cinéma à sa sortie en 1995, mais reste étonnamment dans ses frais, poussé par la publicité de sa « dérive budgétaire ».

#5. The Revenant : le bien nommé également

Alejandro Gonzàlez Iñàrritu veut en 2016 raconter l’histoire de ce trappeur de légende en décor naturel et installe acteurs et équipes au Canada. Fausse bonne idée : par - 40°C, tout gèle, le matériel se brise, la moitié de l’équipe, frigorifiée et sous pression, démissionne… Le tournage continue alors en Argentine mais les délais explosent comme le budget, qui atteint 135 millions de $. Tout ne fut pas vain : le film remporte 3 Golden Globes et 4 nominations aux Oscars…