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PEA ou assurance-vie : comment choisir ?

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Le contrat d’assurance-vie et le plan d’épargne en actions bénéficient tous les deux d’importants avantages fiscaux. Les atouts respectifs de ces deux supports.

Avantages fiscaux

Le PEA (Plan d'épargne en actions) et l’assurance-vie sont deux supports théoriquement exonérés d’impôt. A quelques précisions près…

L’exonération d'impôts est acquise huit ans après l’ouverture pour l’assurance vie contre seulement cinq ans pour le PEA, qui est donc plus avantageux sur ce plan.

L’exonération est totale pour le PEA alors que, pour l’assurance-vie, les plus-values, au terme des huit ans, sont soumises à un prélèvement de 7,5 %, après un abattement de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple.

En revanche, au décès du titulaire, le bénéficiaire désigné d’un contrat d’assurance vie est exonéré de droits de succession, quel que soit son lien de parenté avec le défunt. Du moins dans la limite de 152 500 €. L’assurance-vie est donc non seulement un support de placement mais aussi un moyen de préparer la transmission de ce patrimoine.

Retraits anticipés

En cas de retraits anticipés, avant le délai d’exonération totale, la fiscalité est différente selon les supports :

- prélèvement forfaitaire de 35 % pour un retrait avant quatre ans et de 15 % entre quatre et huit ans pour l’assurance-vie, avec la possibilité d’opter pour l’imposition au barème progressif.

- Prélèvement forfaitaire de 22,5% pour un retrait avant deux et de 18% entre trois et cinq ans pour le PEA.

La comparaison est donc délicate. Une certitude : ces deux supports sont fiscalement conçus pour une épargne à moyen et long terme.

Avec un avantage pour l’assurance vie : les retraits partiels n’ont aucune conséquence sur le fonctionnement et la durée du contrat. Alors qu’un retrait partiel sur un PEA de moins de huit ans entraîne la clôture du plan. Et que tout retrait après ce délai interdit tout nouveau versement.

Les types de placements

Le titulaire d’un contrat d’assurance vie peut investir sur tous les types de placements collectifs. Depuis les fonds obligataires sécurisés (compartiments en euros) jusqu’aux fonds plus risqués. Et sans aucune contrainte géographique ou typologique. Mais il est impossible d’investir dans des sociétés précises.

Comme son nom l’indique, le PEA ne peut comporter que des actions ou des OPCVM investis en actions. Et uniquement de la zone Europe.

Par rapport à l’assurance-vie, le champ d’investissement du PEA est donc à la fois plus restreint et moins “sécuritaire”. C’est un inconvénient. Mais il possède aussi un avantage : on peut y loger des titres de sociétés non cotées, sans dépasser toutefois le plafond de 25% du capital. C’est donc – on l’ignore souvent – un instrument patrimonial performant pour les créateurs d’entreprises.

La comparaison entre ces deux types de supports est donc délicate dans la mesure où les avantages et les inconvénients s’équilibrent. Dans une logique de gestion globale du patrimoine, ils ne sont nullement incompatibles et sont même plutôt complémentaires. D’autant plus que les versements sur le PEA sont plafonnés à 150 000 €. A partir d’un certain niveau, tout épargnant se doit donc de détenir ces deux supports.