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Quand les écrans deviennent source d’addiction…

Une jeune fille dans son lit consulte l'écran de son smartphone


Télévision, ordinateur, tablette, smartphone… A la maison, au bureau, ou dans les transports… Les occasions d’avoir les yeux rivés à un écran sont multiples. Et les heures passées devant des pixels s’additionnent. A tel point que pour certains l’exposition à un écran peut devenir une véritable addiction.

La télévision, les tablettes, les jeux vidéo, les sites Internet, les réseaux sociaux ou le smartphone : autant de sources possibles d’addiction comportementale.

Temps passé devant un écran : où est la norme, où commence l’excès ?

Mais la frontière est ténue entre une attitude maîtrisée et une addiction débutante. Aujourd’hui la
« norme » est de passer en moyenne 4 heures par jour devant les écrans. On considère que, en dehors d’une stricte activité professionnelle, passer plus de 30 heures par semaine sur ces écrans, relève d’un comportement addictif.

La règle des 3-6-9 du Dr Serge Tisseron – psychiatre, docteur en psychologie, membre de l’Académie des technologies, chercheur associé à l’Université Paris VII Denis Diderot (CRPMS) – donne des conseils pour les enfants de 3 à 9 ans. Cela correspond à l’âge d’entrée en maternelle, puis en CP et à la maîtrise de la lecture. Si vous êtes parents, voici les préconisations des spécialistes pour vos enfants :

  • Pas d’écran avant 3 ans,
  • Pas de console de jeu avant 6 ans,
  • Pas d’internet avant 9 ans.

Les parents doivent éduquer leurs enfants à l’autorégulation, tout en fixant des règles strictes de temps et de modalités d’utilisation, sans oublier le blocage d’accès à certains sites (jeux d’argent, pornographie) par des logiciels de contrôle parental.

Quand l’addiction arrive... 

La ligne jaune est franchie quand la personne perd le contrôle d’elle-même et que toutes ses pensées se concentrent sur l’objet du désir. Il éclipse tout au profit du centre d’intérêt, y compris les relations sociales ou familiales. Le plaisir l’emporte sur la raison. Le drame est que le sujet pense être davantage lui-même en réalisant ses pulsions, alors que son attitude crée des problèmes avec son conjoint ou sa famille.

Une étude montre que dans 49% des foyers français, on passe plus de temps à la maison à interagir individuellement avec la technologie, qu’avec les autres membres de la famille. Il faut dire qu’internet peut apporter des plaisirs : cyber-sexualité, rencontres amoureuses, jeux de rôle à plusieurs joueurs en ligne, réseaux sociaux...

Mais la fréquentation de tels sites entraîne des risques, surtout chez les plus jeunes : sédentarité excessive, confrontation à des images choquantes, consultation compulsive de réseaux sociaux, jeux d’argent ou paris en ligne, achats compulsifs…

Elle peut même mener à des drames : contact avec des prédateurs sexuels, voire cyber-harcèlement ou « sextos » qui ont pu conduire à des suicides chez des sujets vulnérables poussés à bout.

Quels sont les signes qui doivent vous inquiéter ?

  • Vous n’arrivez pas à contrôler le temps passé devant un écran, car c’est là que vous vous sentez le mieux ;
  • Vous n’avez guère d’intérêt pour toute autre activité (conviviale, entre amis ou avec votre famille), vous vous repliez sur vous-même et vous vous coupez du réel ;
  • Vous avez une attitude de déni quand quelqu’un vous reproche cette activité chronophage ;
  • Votre dépendance a des effets sur votre alimentation ou votre sommeil ;
  • Vous ressentez un sentiment de vide si vous n’avez pas accès à un écran.

La question à vous poser est : seriez-vous capable de vous passer tout un week-end de votre smartphone ou d’internet, si vous vous trouviez dans une zone sans réseau mobile ?

Comment réagir pour soigner son addiction aux écrans ?

Comme les autres addictions, celle aux écrans fait l’objet d’une prise en charge similaire dans une consultation d’addictologie spécialisée où sera mise en place une psychothérapie comportementale.

Vous travaillerez sur le pourquoi de votre attitude compulsive, vous apprendrez à analyser vos comportements, à minimiser l’attrait des écrans, et à trouver des plaisirs dans d’autres activités.

Le but est d’arriver à un usage contrôlé des écrans ; vous perdrez l’habitude de consulter irrésistiblement votre portable, n’importe où, n’importe quand, au mépris de la politesse vis-à-vis de vos amis ou collaborateurs, juste « pour voir » ou « au cas où… ».

Les écrans dans votre activité professionnelle

Professionnellement, n’encouragez pas la cyberdépendance ou l’obligation d’être toujours joignable sur smartphone. Vous avez aujourd’hui le droit à la déconnexion une fois que vous avez quitté votre travail.

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