Nathalie, pourquoi intégrez-vous pleinement la biodiversité à votre stratégie d’assureur ?
Parce que les signaux d’alerte sont déjà là, partout en France. Comme nous le rappelons dans notre dernière revue sur les engagements d’AXA France, 70 % des haies ont disparu depuis 1950 et la moitié des zones humides en un siècle*. Or, quand les sols sont artificialisés ou que les berges se dégradent, l’eau s’infiltre moins bien et les inondations s’aggravent. À l’inverse, des espaces végétalisés et des zones humides préservées jouent un rôle essentiel pour limiter l'impact sur la biodiversité.
En tant qu’assureur, nous avons une responsabilité claire : agir en tenant compte de ces évolutions. Quand la nature s’affaiblit, les risques climatiques se renforcent. Intégrer pleinement la biodiversité à notre stratégie, c’est donc mieux anticiper, mieux prévenir et, au fond, mieux protéger nos clients aujourd’hui comme demain. Ce n’est pas un sujet périphérique : l’érosion de la biodiversité figure désormais parmi les risques majeurs des dix prochaines années, selon le Global Risk Report 2026 du World Economic Forum.