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Journée des aidants : rencontre avec les équipes d’AXA

Des personnes discutent autour d'une table

A l’occasion de la journée nationale des aidants, ce 6 octobre, nous avons rencontré Anne et Sfiya pour parler de la difficulté d’être aidant. Anne Petit est Agent Général AXA à Sceaux ; Sfiya est Conseillère Sociale chez AXA Assistance.

Anne et Sfiya : deux femmes, deux métiers, et deux regards sur la dépendance. Mais chacune, à sa manière, est concernée au quotidien par la dépendance. Elles nous racontent leur expérience sur le terrain, et leurs échanges avec les aidants.

Quelle est votre perception de la dépendance ?

Anne PETIT – La dépendance est un sujet majeur et prioritaire pour demain. Il faut sensibiliser nos clients. Leur faire prendre conscience de ce changement lié au vieillissement de la population et à divers facteurs. La dépendance est un sujet qui peut toucher tout le monde. Par conséquent on peut tous devenir aidant à tout moment !

Comment les aidants prennent-ils conscience de leur rôle ? 

Sfiya BADAJ – Il y a  des périodes de l’année où les personnes nous contactent plus... Souvent,après les fêtes de Noël, ou pendant les grandes vacances. C’est durant ces périodes, en passant du temps avec leurs parents que les enfants réalisent que leur état de santé s’est fragilisé, que leurs parents sont plus fatigués.

Cela peut être quelqu’un qui m’appelle et me dit « Ma maman aide beaucoup mon papa. J’ai peur qu’elle s’épuise, comment agir ? » ou encore « Je vois que l’état de mes parents se dégrade, comment faire ? ». Démunis, mes interlocuteurs se demandent vers qui se tourner, s’il existe des solutions pour aider leurs parents au quotidien. Il y’a tellement d’organismes et de prestataires, c’est difficile pour eux d’y voir clair et de savoir qui contacter...

Justement quel est votre rôle auprès des aidants ?

Sfiya BADAJ – Mon rôle est d’écouter les personnes, principalement des enfants ou conjoint aidant, parfois des personnes âgées fragilisées, et de les accompagner dans les démarches administratives. Je commence par proposer de faire un bilan sur la situation globale de la personne, avant de présenter les solutions et actions à mener. Le bilan est essentiel pour que je comprenne la situation et puisse adapter mon discours et mes conseils.

Ensuite je vais les orienter afin de mener les démarches auprès de services sociaux et publics existants qui correspondent le mieux à leurs besoins. Par exemple si la personne ne bénéficie pas de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie), je vais aider à remplir le dossier. Je fais également le lien avec les assistants sociaux locaux.

Anne PETIT – Mon rôle se situe plus en amont. Personne ne veut parler de la dépendance. Pourtant ça n’arrive pas qu’aux autres ! Mon rôle est d’oser en parler ouvertement. Tous les collaborateurs de l’agence sont d’ailleurs briefés et doivent en parler avec nos clients. Ce sont des choses de la vie, ça ne doit pas être un tabou. Etre aidant, c’est faire vivre la famille, mais d’une façon différente !

Il y’a t-il des cas plus difficiles que d’autres quand on est aidant ?

Sfiya BADAJ – Avec la maladie d’Alzheimer ou celle de Parkinson, la situation est souvent difficile à accepter pour les aidants, car le parent n’est plus le même. En général j’oriente alors la famille vers des cafés pour aidants. C’est un lieu de partage où ils peuvent échanger sur leur quotidien avec des personnes qui vivent la même chose. Dans les cas de dépendance physique, c’est différent : le dialogue reste toujours possible entre aidant et aidé.

Anne PETIT – Le soutien psychologique est essentiel quand on est aidant. Il ne faut pas avoir peur de se faire aider pour trouver les bons mots ! Ce n’est pas inné, ce n’est pas juste dire « coucou » aux parents. Qu’est-ce que je dois faire ? Qu’est-ce que je dois dire ? Comment et avec quels mots ? Comment ne pas être maladroit face à telle situation ? Des services d’assistance et de soutien psychologique comme celui de Sfiya sont indispensables !

Est-ce que les aidants peuvent bénéficier d’aides ?

Sfiya BADAJ – A mon niveau, j’accompagne toutes les personnes, quels que soient leurs moyens financiers. Mais comme je le mentionnais, mon rôle est souvent d’accompagner les personnes, de les informer de leurs droits et si besoin de les accompagner afin de bénéficier d’aides. Car il y’a souvent des idées reçues à ce sujet : les gens se disent « je n’ai pas de problèmes financiers, je ne peux pas bénéficier d’aides… ». Alors qu’en fait c’est faux, ces personnes peuvent certainement bénéficier d’une aide comme l’APA.

Auriez-vous un conseil à donner aux aidants ?

Sfiya BADAJ – Certaines personnes culpabilisent car elles vivent loin ou à l’étranger et ne peuvent pas aider leurs proches dépendants. Il faut oser parler de la situation. Oser demander de l’aide car elle existe. Et ne pas rester seul dans son coin.

Il ne faut pas non plus laisser trop de temps, ne pas attendre d’être épuisé avant de solliciter de l’aide. Plus les personnes sont accompagnées tôt, mieux c’est : pour l’aidant comme pour l’aidé.

Autre conseil : anticipez ! La dépendance coûte très chère : auxiliaire de vie, maison de retraite. Ce sont des frais qui sont partagés entre les enfants. Et dans certains cas ce sont même les petits-enfants qui doivent payer. D’où l’importance pour  les assureurs et agents comme Anne, de parler des solutions autour de la dépendance. Le client doit être pris en charge et accompagné au plus tôt pour que la dépendance se passe au mieux.

Personnellement, êtes-vous concernées par la dépendance ?

Anne PETIT – Je suis une femme quadragénaire, et des parents du 4ème âge, qui habitent à 300 km de mon domicile. Je ne suis pas à l’abri qu’ils deviennent un jour dépendants. Avec mon activité professionnelle, je ne pourrai pas dégager le temps nécessaire pour aider mes parents au quotidien. Il faudra que quelqu’un prenne le relai pour ne pas laisser mes parents seuls. Avec mon frère, on a souscrit une solution dépendance pour bénéficier de la plateforme téléphonique d’AXA Assistance, avec des personnes comme Sfiya qui pourront nous aiguiller et nous dire comment agir.

Pour terminer, qu’est-ce qui vous motive à accompagner vos clients ?

Sfiya BADAJ – Je suis là pour favoriser au maximum l’autonomie des personnes, même si malheureusement certains la perdent. Mon métier est de soutenir et d’accompagner, que ce soit l’aidant ou la personne aidée. Parfois il y’a des personnes qui s’inquiètent et qui ont juste besoin de parler. Je suis là pour les écouter et les réconforter. Même à distance, par téléphone, ça compte !

Anne PETIT – Mon métier d’assureur me permet d’exprimer mon côté humain. Prenons le handicap: j’en ai marre qu’on marginalise les personnes qui ne sont pas dans la norme ! Handicap, dépendance… ce sont des sujets qui me tiennent à cœur. Aider mon prochain, ça fait partie de mes crédos ! C’est certainement pour cette raison que je suis assureur : mon rôle est d’accompagner mes clients toute leur vie, de les aider à faire face à toutes les situations, même les plus compliquées. 

Vous accompagnez un proche dépendant ?

Avec la solution Entour’Age d’AXA vous bénéficiez d’un large éventail de services d’assistance. Soutien psychologique, accompagnement dans les démarches administratives, coupe-fil pour trouver une place dans des maisons de retraite partenaires, mise en place de solutions permettant le repos de l’aidant (intervention d’une auxiliaire de vie, hébergement temporaire en établissement spécialisé, etc.). Renseignez-vous auprès de votre Agent AXA pour plus de renseignements. . Selon clauses et conditions contractuelles.

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