Don d'organe : sommes-nous tous donneurs ?
ACTU
Complémentaire santé
Par AXA,  le 24/02/2017 3 minutes de lecture

Don d'organe : sommes-nous tous donneurs ?

Depuis janvier 2017, les règles sur le don d’organe ont évolué. L’objectif de la nouvelle loi est de briser les tabous et réduire les incertitudes des familles lors des décès, pour réaliser 500 greffes de plus chaque année. Mais concrètement, qu’advient-il de nos entrailles après notre décès ? Peut-on encore s’opposer au prélèvement de nos reins, yeux, cœur ?

Le consentement, présumé depuis 1976

Contrairement à ce qui est généralement cru, la carte de donneur d’organes n’a aucune valeur juridique en France. Solidarité nationale oblige, nous sommes tous donneurs présumés depuis 1976. Il faut dire que les besoins en organes croissent tous les ans. Depuis 2006, le nombre de greffes pratiquées a augmenté de 35 % mais en 2015, seuls 27 % des inscrits sur les listes d’attente ont pu recevoir un greffon*.

Comment les morts disent non

Votre corps n’est cependant pas un jardin ouvert où les médecins peuvent venir cueillir les organes : le refus de don est respecté depuis longtemps, dès lors que vous êtes inscrit sur le registre des refus géré par l’Agence de la biomédecine. Modernité oblige, vous pouvez maintenant vous inscrire directement en ligne.

Ce que change la nouvelle loi

Comme auparavant, si vous veniez à décéder, les soignants vont d’abord consulter le registre. Si vous n’y figurez pas, ils vont interroger votre entourage. Avec la nouvelle loi, si vous avez partagé votre opposition par voie orale, votre famille devra signer une retranscription écrite des circonstances du refus. Le but de cette étape supplémentaire est de permettre aux familles de réfléchir, afin qu’elles ne cèdent pas à une opposition de principe sous le coup de l’émotion.

 

Autre changement, vous pouvez désormais donner uniquement certaines parties de votre corps (votre rein mais pas votre cœur, par exemple). Vous avez bien sûr toujours la possibilité de faire machine arrière sur vos choix, en modifiant ou supprimant votre inscription sur le registre des refus, ou simplement en informant votre entourage. 

* Selon l’Agence de la biomédecine

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