Courir le marathon : est-ce bon pour la santé ?
ACTU
Complémentaire santé
Par AXA,  le 07/04/2017 3 minutes de lecture

Courir le marathon : est-ce bon pour la santé ?

Dimanche 9 avril, plus de 40 000 coureurs franchiront la ligne d’arrivée du 42ème marathon de Paris. Soit deux fois plus de fondeurs exténués qu’en l’an 2000. La passion pour le running, cette réinvention du footing ou du jogging en version longue, ne se dément pas. Mais courir 42,195 km d’une traite est-il bon pour le corps ?

L’Histoire est formelle : courir tue. Philippidès, le soldat grec dont l’histoire est à l’origine de l’épreuve du marathon, est mort d’épuisement à son arrivée à Athènes. Certes, le soldat athénien, chaussé de sandales, cavalait alourdi de son arme et sans ravitaillement sur les chemins caillouteux de l’Attique. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?

Les maux du marathonien 

Tout marathonien soumet son organisme à un effort extrême du fait de la longueur de l’épreuve. Les petits traumatismes et douleurs liés à la pratique intensive de la course à pied sont donc amplifiés : tendinites, lésions des ménisques, douleurs aux chevilles, bas du dos qui souffre… Les zones les plus fragiles sont connues et méritent de bien préparer son corps à l’effort, avec un planning d’entraînement précis qui vous fera d’ailleurs perdre cette surcharge pondérale si douloureuse pour vos articulations.

Des risques cardiaques ? 

Quid du cœur, qui bat la chamade pendant plus de 4 heures ? Les études montrent… que ça dépend. Celle menée par le docteur Möhlenkamp* a montré que la répétition de marathons provoquait de petits dommages au muscle cardiaque chez les athlètes âgés (57 ans en moyenne) reprenant la course après une période d’inactivité. A contrario, des médecins du Massachusetts** ont déclaré que le marathon ne conduisait pas à de risques accrus d’attaque. Il serait même moins mortel que le triathlon ou le jogging, du fait de l’encadrement important des secours sur les grandes courses ! Sauf si votre test à l’effort l’interdit, pas de contre-indication donc.

Mangez salé et entraînez-vous !

Autre risque cette fois-ci avéré : l’hyponatrémie. Du fait de l’hyperhydratation (on boit trop), le taux de sodium dans le sang baisse trop, ce qui provoque chez le marathonien des malaises, des délires voire des évanouissements. Cela peut avoir de graves conséquences. Conseil des soignants : pour une fois, salez votre petit-déjeuner avant de courir, buvez à votre soif (mais pas trop !) et préférez les boissons isotoniques.

 

Bilan des courses ? Moyennant une préparation sérieuse, le marathon ne semble pas particulièrement dangereux. Il n’est cependant pas bénéfique au-delà de l’entraînement et impose une course responsable et un suivi médical régulier !

 

Sources :
*Oxford Academic - European Heart Journal - 2008
**Magazine runner.fr

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