ACTU
Dépendance
Par AXA,  le 27/11/2018 4 minutes de lecture

La réminiscence : une idée de thérapie contre l’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer ne cesse de progresser. Focus sur une idée insolite : reconstituer une ville des années 50 pour aider les malades à raviver des souvenirs oubliés.

La ville à remonter le temps

Si l’on associe souvent la Californie à ses plages ensoleillées bordées de palmiers, le décor d’un centre-commercial, situé dans la banlieue de San Diego, a lui aussi de quoi marquer les esprits ! En effet, ce lieu dédié au shopping n’a rien d’ordinaire depuis qu’il accueille le projet du G. Glenner Alzheimer's Family Center : recréer une ville toute droit sortie des années 50.

Un anachronisme grandeur nature qui n’a pas pour objectif de pousser les clients à la consommation, mais d’aider les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à recouvrer des souvenirs enfouis et à stimuler leur mémoire.     

La thérapie de la réminiscence

Pourquoi les années 50 ?

D’une part, parce que les souvenirs les plus constitutifs de l’identité et les plus persistants sont créés entre 10 et 30 ans1 et d’autre part, car un grand nombre des malades Alzheimer ont plus de 70 ans. En corrélant ce principe à cette donnée, l’époque du décor à reconstituer était toute trouvée !

Plus de 800 m2 dédiés à Town Square, une ville imaginaire typique des fiftie’s, répartie derrière plusieurs vitrines d’un centre-commercial, où rien n’est laissé au hasard. Du Dinner, au cinéma, de la bibliothèque à l’animalerie, tout est pensé au détail près pour donner l’illusion d’un centre-ville américain des années 1950-60.

Cet espace, qui a tout l’air d’un nouveau parc à thème, est en réalité un centre de soins, conçu pour aider les gens atteints de troubles de la mémoire. Chaque lieu est propice à faire des activités : regarder des films d’époque, faire des puzzles, assister à une lecture publique… autant d’exercices ludiques aux vertus thérapeutiques.

Se retrouver dans un environnement familier permettrait, entre autres, de favoriser les interactions sociales, de gagner en tranquillité et de renforcer la qualité du sommeil.

Un prototype qui projette déjà de se développer en adoptant un système de franchises. Business is Business !

Et en France ?

A l’horizon 2019, l’hexagone accueillera son premier « village Alzheimer », digne héritier des centres de jour pour adultes du George G. Glenner Alzheimer's Family Center. C’est à Dax que 120 patients pourront y séjourner et bénéficier d’un encadrement médical géré par une centaine de professionnels de la santé et de bénévoles.

Un projet ambitieux sur 5 hectares, composé de 4 quartiers et de 8 maisonnées, pouvant accueillir de 7 à 8 résidents chacune.

Ici, pas reconstitution du passé, mais un village organisé autour d’une bastide et d’une place centrale offrant des espaces de vie tels qu’un coiffeur, une supérette, un restaurant, un cabinet médical…

Dans la lignée du modèle néerlandais Weesp, né en 2009, pas question pour les malades d’évoluer dans un milieu hospitalier aux marqueurs souvent anxiogènes. Au contraire, cette approche thérapeutique non médicamenteuse permet d’immerger les patients dans un environnement calme, reposant et esthétique, afin de les maintenir aussi longtemps que possible dans une vie sociale ordinaire.

Cette initiative, dont l’investissement global est de 28 millions d’euros2, est due à l’ancien président du Conseil départemental des Landes, Henri Emmanuelli. Du côté des patients, il faudra compter 60 euros la journée afin d’y séjourner.

L'Alzheimer en chiffres

900 000 : c’est le nombre de personnes en France atteintes de la maladie3

225 000 : c’est le nombre de nouveaux cas recensés en France par an3

3 millions : c’est le nombre de personne qui seront concernées par la maladie d'Alzheimer (malades et proches aidants) à l’horizon 20203

1 000 € : c’est le montant de la somme moyenne mensuelle à charge du malade et de sa famille4

Perte de la mémoire et perte d’autonomie

Considérée comme une pathologie sénile, découverte par le psychiatre allemand Aloïs Alzheimer, la maladie éponyme mène, de manière progressive, à une perte d’autonomie. 

Ainsi, bien souvent, l’entourage est lui aussi concerné. Il peut être amené à s’impliquer financièrement et moralement pour un proche malade : prise en charge de certains frais, aménagement de l’emploi du temps pour se rendre disponible, etc.

Une surveillance journalière peut s’avérer nécessaire pour protéger un malade Alzheimer. 

Pour anticiper une éventuelle perte d’autonomie, pensez dès maintenant à souscrire une assurance dépendance.

Le contenu présent dans cet article présente un caractère informatif. Cette actualité n’engage pas contractuellement AXA qui décline toute responsabilité sur les décisions qui pourraient être prises à partir de ces informations.

La réminiscence : une idée de thérapie contre l’Alzheimer