Épargner pour vos enfants
Conseil
Épargne & retraite
le 19/04/2017 4 minutes de lecture

Épargner pour vos enfants

Vous souhaitez mettre de l’argent de côté pour vos enfants. Quel support d’épargne choisir ? Retrouvez les conseils de Fabrice Vinet, responsable marketing épargne et retraite chez AXA.

Que conseillez-vous comme première formule d’épargne pour des enfants ?

Pour constituer une première épargne à votre enfant, optez pour un livret A ou un livret Jeune. Ce sera le point de départ de sa cagnotte. Leur rémunération est exonérée d’impôt et de prélèvements sociaux et surtout, le capital reste disponible. Ce sont aussi des outils utiles pour l’éducation financière de vos enfants.

Et pour préparer un projet à plus long terme ? 

L’assurance vie est un excellent moyen pour épargner pour vos enfants dans la durée. Par exemple, l’aider à bien démarrer dans la vie active ou à disposer d’un apport au moment d’acheter son premier appartement. Au sein d’un contrat d’assurance vie, vous pouvez choisir la protection avec le support en euros, mais aussi diversifier une partie de votre épargne en investissant sur des supports en unités de compte (1), en fonction de votre profil d’épargnant et de votre horizon de placement. Il est important d’ouvrir un contrat d’assurance vie pour prendre date fiscalement.

L’épargne pour l’enfant est-elle bloquée sur un contrat d’assurance vie ?

Non, l'épargne versée sur un contrat d'assurance vie peut être retirée à tout moment. Elle est alors soumise à la fiscalité en vigueur. Attention toutefois : un rachat total met fin au contrat. C’est pourquoi il vaut mieux procéder à un rachat partiel qui permet de conserver le bénéfice de l’antériorité fiscale. Les rachats intervenant après 8 ans permettent de bénéficier pleinement d’une fiscalité favorable.

Et en matière de transmission ?

Vous pouvez bien entendu souscrire un contrat d’assurance vie à votre nom, en désignant vos enfants bénéficiaires en cas de décès. Sur le plan fiscal le capital qui leur sera transmis bénéficie également d’une fiscalité favorable.
Pour des parents, cette solution offre une vraie sécurité pour transmettre à leur enfant un capital qu’ils ont mis du temps à constituer ! Vous pouvez également ouvrir un contrat d’assurance vie au nom de chacun de vos enfants, même s’ils sont mineurs. Plus tard, ils pourront librement profiter de l’épargne accumulée.
De plus, vous pourrez maîtriser l’utilisation de ces sommes en alliant les avantages de la donation avec ceux de l’assurance vie, par le biais de clauses spécifiques et d’un « pacte adjoint ». Les packs donation/assurance vie offrent à cet effet une solution clé en main. Pensez-y !

Ouvrir un livret d'épargne pour vos enfants ?
  • Les rachats intervenant à compte de la 8ème année du contrat bénéficient pleinement d’une fiscalité favorable en raison d’un abattement global annuel de 4 600 € pour une personne seule ou de 9 200 € pour un couple soumis à une imposition commune. La fraction excédant ces montants peut être soumise, sous certaines conditions, à un taux d’imposition de 7,5 %, à défaut de 12,8 %, ou au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Les produits relatifs à l’épargne du contrat investie sur le support en euros sont soumis aux prélèvements sociaux au fur et à mesure de leur inscription en compte. Lors d’un rachat partiel ou lors du dénouement du contrat, une régularisation est opérée par l’assureur sur les produits qui n’y a pas été soumis (17,2 % au 01/01/2018).
  • Sur le capital transmis liés aux primes effectués avant les 70 ans de l’assuré (contrats souscrits depuis le 13/10/1998) : application d’un abattement global de 152 500 € par bénéficiaire sur l’ensemble des contrats souscrits par un même assuré puis d’un prélèvement de 20 % sur la fraction taxable jusqu’à 700 000 € puis de 31,25 % au-delà.
  • Sur les primes versées à compter des 70 ans de l’assuré (contrats souscrits à compter du 20/11/1991), intégration dans l’impôt sur les successions de la fraction des primes qui excède 30 500 € (abattement unique réparti entre tous les bénéficiaires à raison des contrats souscrits par un même assuré). Selon fiscalité en vigueur au 01/01/2018.
  • Quelle que soit la date des versements, sont soumis aux prélèvements sociaux, les produits des contrats d’assurance-vie dénoués par le décès de l’assuré qui n’ont pas déjà été soumis à ces prélèvements du vivant de l’assuré (17,2 % au 01/01/2018).
  • En cas de décès : le conjoint de l’assuré, son partenaire lié par un PACS ou, sous certaines conditions, ses frères et sœurs sont exonérés de droits de succession et du prélèvement de 20 % ou de 31,25 %.

(1) Les montants investis sur les supports en unités de compte ne sont pas garantis par l’assureur, qui ne s’engage que sur le nombre d’unités de compte, mais sont sujets à des fluctuations à la hausse ou à la baisse dépendant en particulier de l’évolution des marchés financiers.

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