Les faits : Un dépôt agricole subit une entrée par effraction au sein de ses locaux renfermant des produits phytosanitaires (produits destinés à soigner ou prévenir des maladies des organismes végétaux). Les individus ont pénétré dans le bâtiment par la trappe destinée aux pompiers, trappe installée selon les prescriptions de l’arrêté ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement). Le matériel d’alarme est détérioré. Les voleurs trouvent les clés des chariots et véhicules, ce qui permet de sortir facilement les marchandises par le rideau de quai. Les salariés d’intervention ne reçoivent pas d’alerte (téléphone portable oublié ou à l’arrêt), et les autorités n’interviennent pas sur le bon site.
Les conséquences : Les stocks de produits phytosanitaires ont disparu. Ces produits avaient une valeur unitaire pouvant atteindre 150 € le litre. L’activité de l’entreprise est suspendue, générant des pertes d’exploitations importantes. Les coûts générés par cet évènement s’élèvent à 330 000 €.
Cela aurait pu être évité : Malgré le système de surveillance déjà mis en place, celui-ci s’est révélé inefficace car incomplet. La présence des clés sur les chariots et véhicules a également accéléré l’action des voleurs. Enfin, une mauvaise communication avec les salariés d’intervention (qui auraient dû avoir leur téléphone allumé en leur possession) et les autorités (à qui la bonne adresse n’a pas été transmise) a ralenti le temps d’intervention.
Ce qu'il faut retenir : Aucun point d’entrée ne doit être négligé et des actions qui peuvent sembler être anodines, comme sécuriser les clés des véhicules, peuvent éviter la survenance d’un sinistre important.