Alors que la plupart des régimes sociaux obligatoires du secteur privé proposent une indemnisation versée, à l'occasion d’un arrêt de travail, dès le 4e jour, les professionnels libéraux n'étaient pas logés à la même enseigne. Dans le meilleur des cas, ils bénéficiaient d’une couverture à partir du 91e jour (médecins, auxiliaires médicaux, experts-comptables, chirurgiens-dentistes et sages-femmes). Et dans le pire des cas, ils n'avaient tout simplement aucune couverture financière (exemples : pharmaciens, vétérinaires, huissiers…).
Ces derniers ne pouvaient donc compter que sur un contrat de prévoyance souscrit par leurs soins auprès d’un assureur pour se prémunir contre ces aléas. Or, ils ne sont que 20 % à l’avoir fait selon le Président de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL). Un facteur de précarisation qui a toujours été présent, mais que la crise sanitaire a mis davantage en évidence.
L'objectif de la réforme, réalisée à la demande d'organisations représentatives des professionnels libéraux, notamment de l'UNAPL, est de mettre en place un dispositif pérenne de prise en charge des indemnités journalières en cas d'arrêt de travail.
En échange d’une cotisation égale à 0,30 % des revenus (en année pleine et dans la limite de 3 fois le plafond de la Sécurité Sociale en vigueur), les personnes exerçant une profession libérale rattachée à la CNAVPL peuvent bénéficier d’une indemnisation en cas d’arrêt de travail (pour maladie, accident…).
Les professionnels libéraux affiliés à la CNAVPL bénéficient, depuis le 1er juillet 2021, d’indemnités journalières dès le 4e jour et jusqu’au 90e jour. Au-delà, la prise en charge reste identique à celle qui était prévue précédemment.
Au 1er janvier 2022, ce dispositif a également été étendu :
- aux conjoints collaborateurs
- aux médecins exerçant leur activité à titre de remplacement
- aux étudiants en médecine ayant opté pour un dispositif spécifique de cotisations forfaitaires.