Les conducteurs professionnels parcourent en moyenne 13 540 km par an, soit 53 % de plus que la moyenne de la population. Cette surexposition n’est pas sans conséquence : elle est à l’origine d’un cumul de facteurs de risque mis en évidence pour la première fois dans ce baromètre.
Conséquence directe de cette exposition prolongée à la route : 8 conducteurs sur 10 déclarent être stressés lors de leurs trajets. Autre signal d'alerte : 75 % déclarent conduire en état de fatigue. Une situation d'autant plus préoccupante que 59 % roulent entre 4 et 5 heures sans s'arrêter, un facteur aggravant reconnu du risque routier.
Les causes de cette tension sont autant routières que professionnelles. Le trafic et les embouteillages sont cités par
58 % des conducteurs de véhicules de société comme une source majeure de stress, tandis que 57 % mettent en cause la pression de l'entreprise, qu'il s'agisse de la peur du retard, des objectifs à atteindre ou de la pression hiérarchique.
Autre signal préoccupant : le stress sur la route est également lié aux autres usagers et au sentiment d’insécurité. Ainsi, 22 % des conducteurs redoutent de croiser des usagers sous l’emprise de l’alcool et 21 % sous celle de stupéfiants.